There will be blood de Paul Thomas Anderson

Paul Thomas Anderson, proclamé par moi-même plus grand réalisateur du monde, dissèque, dans ce There will be blood, la trajectoire d'un ouvrier parti de rien. que le sens des affaires et la haine de son prochain vont transformer en magnat du pétrole.

Souvent privé de dialogues, enchaînant sur plus de deux heures de purs morceaux de cinéma.
Du pur Paul Thomas Anderson...


Duma Key de Stephen King

Ce Stephen King traînait dans ma bibliothèque des puis des années. Je me souviens vaguement l'avoir acheté à sa sortie, l'avoir commencé et abandonné en cours de route.

Venant de terminer Joyland, j'ai eu envie de revenir vers King alors pourquoi ne pas reprendre la lecture de ce Duma Key (Me voila retombé dans mes travers de jeunesse) ?

Aussi, à l'image de sa couverture, Duma Key  est un tableau magnifique teinté de magies et d'horreurs.



Alors, de quoi ça cause ?

"Duma Key, une île de Floride à la troublante beauté, hantée par des forces mystérieuses, qui ont pu faire d'Edgar Freemantle un artiste célèbre… mais, s'il ne les anéantit pas très vite, elles auront sa peau ! Dans la lignée d'Histoire de Lisey ou de Sac d'os, un King subtilement terrifiant, sur le pouvoir destructeur de l'art et de la création."

Une chose est sûre, Duma Key n'est pas un roman que lit d'une traite mais de ceux qui se déguste lentement et maintenant terminé, je comprends pourquoi je l'avais laché la première fois : Duma Key est un livre riche et envoûtant mais il faut s'accrocher pour prendre conscience de sa force. Pourtant, Duma Key est un texte très visuel et très dynamique. Les personnages sont tous  vivants et attachants, Wireman (Hé Muchacho) est excellent !

Malgré quelques incohérences et l'absence de certains détails qui auraient été bienvenus, Duma Key est malgré tout dans la veine des grands romans du King, à la fois puissant et vigoureux tout en gardant une parfaite maîtrise  de son sujet.

Un formidable moment de lecture.



Comme une envie d'écouter David Bowie



Difficile, après avoir été accompagné depuis si longtemps par ses chansons, de se dire que David Bowie est mort.  Le choc ce matin, le ventre crevé.

Je crois que c'est la première fois que le décès d'un artiste me choque autant. J'avais ses dernières photos en tête, vraiment l'image d'un type vivant, qui veut avancer.

David Bowie est IMMORTEL !


Meilleurs voeux 2016

Meilleurs Vœux pour 2016 aux lectrices et aux lecteurs de polars.

Avec les fêtes, ma P.A.L vient de recevoir sa dose de "rock".


Au programme : 

  • The man who Led Zeppelin : L'incroyable odyssée de Peter Grant, le cinquième homme
  • IT'S SO EASY Et autres mensonges, l'autobiographie de  Duff McKagan; le bassiste du groupe Guns N'Roses 
  • The Heroin diaries : une année dans la vie d'une rock star brisée, encore l'autobiographie d'un bassiste mais cette fois il s'agit de Nikki Sixx, bassiste de Mötley Crüe.


Je profite de ce billet pour partager mon enthousiasme, un peu hors sujet. 

En effet, les rumeurs courent depuis plusieurs mois, mais ça y est , le groupe Guns N'Roses se reforme pour une série de concert et, peut-être, une tournée mondiale...



J’ai commencé à écouter les Guns N Roses lorsque j’avais 13 ans. Nous étions en plein période Use Your Illusions et le groupe était le plus grand groupe du monde (100 millions d'albums) . Mais c’est aussi à cette époque que le groupe passe de mode et laisse la place à Nirvana, au Red Hot Chili Peppers (Je me souviens aussi d’une grosse vague Faith No More).

Le groupe explose et pendant des années, j’ai rêvé les voir sur scène et je n’ai plus écoute le groupe pendant une assez longue période. En 2002, je me souviens de l’apparition d’Axl au MTV Awards et du gros changement de style musical, plus de Slash ou de Duff McKagan, et une influence marqué par Buckethead et Trent Reznor. 2006, concert à Bercy avec un axl en pleine forme et des musiciens excellents. A partir de cette date, je n’ai raté presque aucun concert de ce line-up, de ce nouveau Guns N Roses, parcourant plusieurs centaine de kilomètres, comme une groupie en chaleur, pour ne rater aucune date de leur passage dans l’hexagone. En parallèle, j’ai suivi les carrières de chaque musicos du groupe et également vu plusieurs fois en concert, Slash et les Velvet, Slash et Myles Kennedy, je ne sais combien de fois, Duff McKagan avec son groupe Loaded, Gilby Clarke ou encore Steven Adler et Adler Appetite.

Et là, le rêve est sur le point de se réaliser : Une réformation du Line-up original ou de quelque chose qui s’y rapproche ( Richard Fortus dans la bande ? )

Il n’y a plus qu’a croiser les doigts pour que mon rêve de gosse se réalise !




Joyland de Stephen King



«Dans les parcs Disney, tout est scénarisé, codifié, et je déteste ça. Je déteste. Ce sont les maquereaux du divertissement. Moi, je suis adepte de l’inattendu, de l’improvisé, le côté rock’n’roll de la vie »

Une chronique un peu plus longue que d'habitude car je tiens mon coup de cœur lecture de 2015.

Comme quoi on en revient toujours aux "fondamentaux". J'ai découvert la littérature avec Stephen King et ce mec parvient toujours à me surprendre presque 20 ans après mes premiers "émois" !

Quel plaisir ce Joyland ! Un pur régal.

Emporté dès les premières pages par les aventures sentimentales de Devin Jones au pays des attractions, ce roman de Stephen King m'a ramener des  années en arrière et a fait surgir des tas de souvenirs oubliés.
Car ce roman , dans un style simple et direct, me rapelle tellement tous les bons moments passé à Derry en compagnie du Club des Ratés, de Jack Sawyer, d'Eddie Dean ou de Jake Chambers. Il y a de la magie dans ce Joyland et l'envers du décor des parcs d'attraction est rendu à merveille.

Il y a, dans cette balade sombre et nostalgique dans l'Amérique des années 70, tout ce qui fait la force du King que je trouvais plus dans ces derniers romans (même si certain diront que King nous sert du réchauffé).Joyland est une bonne histoire mâtinée d'un zeste de fantastique, un roman dans lequel King aborder le passage à l'âge adulte.

Les personnages sont si attachant que vous ne pourrez avoir que de la tendresse pour eux. Ce n'est donc pas le suspense qui nous tient en haleine, mais ce talent de raconteur propre à Stephen King et qui fait qu'on veut l'accompagner aussi loin que possible, comprendre ses personnages, qu'on aime déjà sans effort !

Joyland est à lire pour passer un bon moment dans l'atmosphère d'un parc d'attraction américain des années 70, avec plus de tendresse et d'émotions que de fantastique.
Pour ceux qui espéraient un bon vieil livre d'horreur, il faudra passer votre chemin.
Même le dénouement est d'une facilité déconcertante !


Mais toute la force de ce livre se trouve pas là...

Vous voulez savoir  ? Franchissez les portes du parc et laissez les employés de Joyland vous "vendre le bonheur".

(Qu'est-ce que j'ai aimé ce parc d'attraction et adoré porter la fourrure !) 


Citation du livre et dédicace à mon prèe :

- Santé ! » lança Tom en levant sa canette. Et parce que c’était Tom, il crut bon d’ajouter : « Mais pas des pieds ! »


Coup de cœur 2015

Maman a tort, de Michel Bussi


C'est la première fois que je lis un livre de Michel Bussi et j'ai été agréablement surpris.

Les thèmes abordées sont interessants et changent de ce que j'ai l'habitude de lire :
La petite enfance, les contes pour enfants, le rapport à la maternité, le rôle de chaque parent, et surtout la mémoire et l'amnésie chez l'enfant.

Rapidement, voici le pitch :
Malone, un gamin de 3 ans  affirme que ses parents ne sont pas les siens. Vasile, le psychologue de l'école, décide de le croire. Il s'adresse à Marianne, commandante de police déja bien occupé avec une bande de braqueurs en cavale.
Pour la convaincre, Vasile joue sur l'urgence de la situation car la mémoire du petit Malone s'effrite de jour en jour.
Seul Gouti, la peluche du petit garçon le relie à son passé.
Vasile est la dernière chance pour Malone....

Je ne dirais rien de plus hormis que Michel Bussi est admirable page turner  et ce Maman a tort est un roman à l'intrigue psychologique, riche en réflexions avec un scénario malin et une fin bluffante.




Concerto pour 4 mains de Paul Colize




Qui a réalisé le casse du siècle ?


Les livres de Paul Colize se savourent comme un bon vin  (et s'améliore en vieillissant).

Concerto pour 4 mains, millésime 2015 de l'ami Paul,  ne déroge pas à la règle et s'avère être  un excellent cru !

Alors oui, j'ai pris mon temps pour le lire contrairement à d’autres que j’avale en deux jours, mais ce fut surtout pour  apprécier  chaque chapitre et  m’imprégner au mieux de cette ambiance si particulière qui fait le charme des romans de Paul Colize.

Une fois n'est pas coutume, nous sommes face à  deux destins racontés en parallèle -  Paul Colize excelle dans ce domaine -  et sait faire monter la sauce de façon subtile et efficace.

Pour ce Concerto à 4 mains, il nous plonge dans le monde du grand banditisme, des codes honneur et des braquages à l'ancienne.  D’un côté, Jean Villemont, avocat pénaliste amoureux des sommets, et sa consoeur Leïla Naciri. . De l’autre, Franck Jammet, braqueur virtuose, et son amie Julie Narmon, discrète et efficace. Je ne dévoilerais pas plus de l'histoire que ce que vous pouvez lire sur la quatrième de couverture afin de ne pas gâcher votre plaisir.

« Un convoi transportant plusieurs millions en diamants est attaqué près de Bruxelles. Un plan efficace, un travail de pro. Pas d'indices »

Des personnages attachant, un côté dandy dans l'écriture, une intrigue intelligente , une précision d'orfèvre dans la construction : Ces ingrédients donnent toute sa saveur au dernier roman de Paul Colize.