Le manipulateur de John Grisham

Je pense qu'il s'agit de mon premier John Grisham et je ne suis pas déçu.

Ce manipulateur est la parfaite synthèse de l'érudition juridique et du sens du romanesque. 

C'est un livre excellent. 

L'écriture est précise, documenté, fouillé.

Derrière une critique du système judiciaire américain Grisham mêle à ces considérations une intrigue particulièrement sophistiquée.

Certes, le titre donne quelques pistes, on devine quelques astuces mais finalement on se fait avoir car tout est génial dans l'intrigue(elle m'a bluffé ) et les personnages.

J'ai adoré quand toutes les pièces du puzzle se mettent en place et et qu'on se dit "Mais oui biensur!"

Bref, un livre que je referme avec regret tellement je l'ai adoré !



Sans un adieu de Harlan Coben



Sans un adieu est le premier livre de Harlan Coben, paru en 1990, réédité vers 2010.

J'ai lu quelques Harlan Coben et, comme toujours, l'intrigue est  bien pensée,  réfléchie, épatante et surtout prenante !

La mise en place de l'histoire est rapide mais efficace et  les personnages sont tous très complexes et approfondis. Et surtout tellement attachant... Harlan Coben a réussi à me faire chialer, et ça fait un bail que cela ne m'est pas arrivé avec un bouquin !

L'intrique m'a même tenu jusqu'à la fin, persuadée d'avoir réponse à tout et finalement, je me suis bien trompée !

Il s'agit du premier roman de Coben et le style n'est pas aussi assuré que dans ses derniers best-seller mais on devine déjà les contours de ses futurs succès.

Comme je dis plus haute, les ingrédients d'un excellent thriller y sont réunis : du suspense, une bonne intrigue et beaucoup de surprises. 

Donc, un roman que l'on peut lire sans souci, que l'on soit un fan ou non d'Harlan Coben.


La Prochaine Fois de Marc Levy

Petite lecture « tranquille » avant d’attaquer ma PAL de rentrée et pour finir cet été 2015.
Quoi de mieux qu’une belle histoire d'amitié, qu’une étrange romance et quelques beaux voyages ?

Marc Levy nous transporte dans le monde de la peinture, de l'art,et à des millénaires de ce que je suis habitué à lire.  Mais tout ça reste très léger, voir insipide et surtout prévisible !

J’avais lu, il y a des années sont premiers roman, Et si c'était vrai...,  et cela ne m’avait pas marqué plus que ça. J’ai essayé une fois encore  mais Levy n'est pas un auteur pour moi....

Si vous aimez les intrigues autour de la peinture, je vous invite à vous jeter sur Le baiser de l’ombre de Paul Colize, bien plus intéressant et palpitant.



Spasmo de Umberto Lenzi


Je ne serais trop expliquer comment j’en suis arrivé à voir ce film mais il est vrai que le hasard fait bien les choses. En effet, ce SPASMO m’a fait découvrir un genre cinématographique que je ne connaissais pas, le Giallo.

Parlons d’abord du film.  

Le démarrage est classique. Christian (Robert Hoffmann, un inconnu pour moi mais une belle gueule de jeun premier) tombe amoureux d'une mystérieuse jeune femme (Suzy Kendall, sublime). Quand un homme fait irruption dans leur chambre d'hôtel et que Christian le tue accidentellement, les choses deviennent de plus en plus irrationnelles...

Au final, un très bon drame policier de série B au filmage assez particulier de Umberto Lenzi  et un découpage scénariste tout aussi curieux, si bien que je peux me demander s'il un scenario a  été écrit lorsque le film a été tourné( la fiche wikipedia parle de 5 scénariste.. sic ).

Car l’intrigue est complexe à suivre et un peu incohérente à certains moments.

Mais pourquoi se préoccuper du sens, alors qu'on peut se satisfaire de son absence ?

Mais le tout tient en haleine avec son cortège d'interrogations, et un twist final surprenant.





Maintenant parlons un peu de Giallo. 

Le giallo est un genre de série B, italien, à la frontière du cinéma policier (poliziottesco), du cinéma d'horreur et de l'érotisme, qui a connu son heure de gloire dans les années 1960 à 1980. Le genre connaissant  son apogé dans les années 1970 et les réalisateurs phares de ce style  sont  Dario Argento et Mario Bava.



Les giallo  caractérisés par de grandes scènes de meurtres excessivement sanglantes, un jeu de caméra stylisé (tout s’explique alors !) à base d’éclairages tranchés,  de mouvements de caméra et les angles de prise de vue élaboré (gros zoom, travelling tout chelou).

On trouve aussi une musique inhabituelle (j’ai oublié de la musique de SPASMO signé  Ennio Morricone qui colle bien à l’ambiance).

Belle découverte et de belles et nombreuses soirées ciné en perspective !


Ant-Man de Peyton Reed

Ce Ant Man , de Peyton Reed (réalisateur de Yes Man avec Jim Carrey ) se révèle être une très bonne surprise de l'été. Certes, pas de grande innovation et on retrouve un héros débutant qui va découvrir ses nouveaux pouvoirs et apprendre auprès d'un maître à les maîtriser pour sauver le monde d'un vilain qui a mis au point un plan diabolique. 

Mais  Ant-Man est un film vraiment sympathique, fun et drôle . 

Le réalisateur a trouvé la bonne recette pour séduire le grand public. 

Au menu, de l’action, de l’humour, de l’émotion, une bande son dynamique, des effets spéciaux originaux et un casting intéressant ! Simplicité et efficacité, c’est réussi ! 

Ant-Man est, surement, le blockbuster le plus abouti de cet été (même si c’est le seul film que j’ai vu…)


Dernière escale de James Patterson



On continue la découverte de James Patterson avec, cette semaine, la Dernière escale.
Un roman efficace, formatés et  écrits pour devenir un best-seller. 

Happé dès les premières pages, la Dernière escale est un roman qui se lit très vite. James Patterson réussit le tour de force de faire monter le suspense malgré une  histoire classique sur le fond, mais bien surtout ficelée. 

Depuis la mort de son mari et son remariage avec Peter Carlyle, célèbre avocat new-yorkais, une mère est au bord de la crise de nerfs. à cause de ses trois ado. Elle décide donc de partir en croisière pour calmer tout le monde mais, à peine les amarres larguées, les ennuis s'accumulent... jusqu'au naufrage. 

On y retrouve des rebondissements à profusion, de l'humour et une fin que je n'ai pas vu venir.




Luke la main Froide de Donn Pearce

Luke la Main froide, premier livre de Donn Pearce, est un coup de maître , une histoire de forçats qui "sent le vécu" avec un argot mesuré mais des manières au naturel, un livre qui nous plonge dans l'univers carcéral des Etats-Unis d'avant, où les bagnards cognaient dur sur les cailloux, nettoyaient les voies de circulation avec des chaînes aux pieds, dans la poussière, sous le soleil, et dans une solidarité virile et brut comme un roc.

Envoyé au bagne pour avoir vandalisé des parcmètres, Luke Jackson s'y lie d'amitié avec un autre détenu, Dragline, et devient très populaire grâce à son flegme et sa joie de vivre contagieuse, mais aussi parce que c'est un homme insoumis

Il se passe quelques pages avant l'arrivée de Luke, c'est d'abord une présentation du camp de Raiford, la découverte de l'Equipe Taureau utilisée pour l'entretien des routes de la région par tous les temps. Le récit de Luke n'est qu'indirect, par le narrateur et par les histoires racontées a posteriori par son pote Dragline (grande gueule édentée). 

Luke, symbole de la cool attitude et emblématique de son époque, finit par incarner une sorte de mythe anticonformiste. Un mythe que les forces de l'ordre ne toléreront pas très longtemps...

L'atmosphère du temps, du travail, de la répétition... Luke la Main froide est d'abord une histoire il devient le mythe, le modèle, un espoir. C'est important pour le sens de ce livre qui n'est pas que Luke, qui est aussi ce qu'il signifie pour chacun, par sa force, sa liberté, son endurance... voire son indifférence qui peut être se tapis derrière son cool.

On se prend au livre petit à petit, du lien fort qui se tisse que les protagonistes soient proches ou non les uns des autres, une espèce d'intimité dans l'adversité des règles dures et de la violence imposée. C'est plus qu'une image de liberté immuable et trop schématique, c'est plus détaché, un peu plus triste aussi.

Porté à l'écran par Stuart Rosenberg, avec Paul Newman (1967).