Voir venise et crever de James Hadley Chase

Bilan mitigé pour ce roman noir de C

hase. (Numéro 223 de la Série Noire en 1954)

D’abord le pitch : Don Micklem, un milliardaire américain qui vit à Londres est contacté par Hilda Tregarth, épouse d'un copain que Don a rencontré pendant la guerre. Elle est désespérée : son mari a disparu depuis 6 semaines en Italie, sa dernière lettre lui suggère de contacter Don car il court un grave danger à Venise.Notre milliardaire accepte.

Tout les livres de Chase ne sont pas bons. Et c’est le cas avec Voir Venise et crever . Le roman ne s'inscrit pas du tout dans la ligne habituelle de l'auteur. Pire, tout dans ce pseudo roman d’espionnage, avec pour toile de fond le rideau de fer, sonne creux. Faut à la traduction (Noël Grison) peut-être ou au « coupe » sévères du texte original opéré par Gallimard, mais le style emprunté est sans relief. Sans talent. Rien à voir avec ses autres chefs d'œuvres.

A noter que le livre fut tout de même adapté au cinéma en 1963 par André Versini   avec Pierre Mondy !

Gilby Clarke, concert à l'Empreinte

Depuis qu'il est en retraite forcée des  Guns N' Roses, S (1991 à 1994) , l’emblématique guitariste rythmique  du groupe, Gilby Clarke  se produit dans de petites salles avec  énergie et classe.

Il était hier soir à L'Empreinte de Savigny le Temple . Le son est bon et certains titres envoient du boudin, comme on dit par chez moi : Tijuana Jail excllent. La reprise de It's So Easy tout aussi bonne.Le final avec Wild Horses et Dead Flowers vient terminer ce set,un peu court (65 minutes)







Maxime Gillio - La fracture du Coxyde


Il était une fois les Reculistes, un groupe d'artistes belges, disciples du grand peintre Paul Delvaux. Ils n'ont pas le talent du maître, mais rêvent tous d'une carrière glorieuse. Le jour où l'un d'entre eux connait la célébrité et la fortune, leur groupe vole en éclats et le sort s'acharne sur ses anciens amis qui sont assassinés les uns après les autres. Cela intrigue Jacques Bower, détective cynique et anarchiste surnommé le Goret, qui décide d'aller enquêter sur la côte belge. Tel un éléphant dans un jeu de quilles, il va semer la panique dans le petit monde artistique et politique flamand.


Shame de Steve McQueen

Fable moderne, Shame nous plonge dans la vie routinière de Brandon et aborde de manière très frontale la question d'une addiction sexuelle.

Le personnage central du film, Brandon est malade. Il a un désir maladif de sexe. Tout y passe pour assouvir ses pulsion :  Putes, porno, partie à trois, branlette....

Le sujet fort, même compliqué mais le réalisateur est parvenu à le traiter de la meilleure manière. La réalisation est magistrale. Caméra fixe et plans longs. Peu de dialogues.  Un travail de cadre très poussé.

le spectateur ressent  la souffrance du personnage. Les scènes de sexes sont crues. Cela en devient malsain. Michael Fassbender est hallucinant. Possédé. Les splendides plans séquences du réalisateur Steve McQueen et sa façon de magnifier les silhouettes sont les éléments de cette mise en scène talentueuse.
La sensation de mal être et de souffrance persiste après le film
McQueen est un grand cinéaste. oui, Shame est un film sur le sexe, mais aussi et surtout un film sur l’apparente solitude.

A voir absolument.

Date de sortie : 7 décembre 2011 (1h39min)
Réalisé par :Steve McQueen (II)
Avec : Michael Fassbender, Carey Mulligan, James Badge Dale
Genre :Drame
Nationalité : Britannique

Des savons pour la vie de Harry Crews


Cela fait vingt-cinq ans que Hickum Looney vend du savon au porte à porte. Vingt-cinq ans qu'il fait le concours de vente et voit la Cadillac, le voyage à Disney World et les 2000 dollars en cash lui passer sous le nez au profit du chef, un horrible nabot à bec-de-lièvre qui a créé sa société, il y a juste vingt-cinq ans. Mais cette année, grâce à Ida Mae, il gagne. Comment aurait-il pu se douter que c'était le début de l'enfer ?


C'est toujours un plaisir de lire un livre d'Harry Crews .Un des joyaux les plus sous-estimés de la littérature contemporaine américaine  !

"Des savons pour la vie" ne déroge pas à la règle. Du Crews, en pleine forme qui nous sert une fois de plus une belle brochete de « bras cassés ».

Un bouquin d’une drôlerie irrésistible , aux dialogues qui font mouche, comme souvent chez Crews.

Et surtout une satire féroce de la culture d’entreprise et de ses méthodes.