Le Dahlia noir de James Ellroy

Mon premier roman d'Ellroy et quelle expérience.

Polar brillant et noir, Le Dahlia noir n’est pas Un thriller comme un autre.  Il y a dans ce bouquin quelque chose qui happe le lecteur et qui l'entraine dans une plongée dans les eaux troubles et profondes de la Californie juste après la seconde guerre mondiale.

Le Dahlia Noir n'est pas sorti de l'imagination de James Ellroy. Fidèle à la vraie histoire du Dahlia Noir, son roman s’inspire du meurtre sauvage d'Elizabeth Ann Short, jeune femme de 22 ans retrouvée mutilée dans un terrain vague.

Ellroy nos plonge dans un univers violent, dur et cru dans lequel il nous fait  découvrir une cité des anges gangrené par la pègre, la prostitution et des flics véreux.  Ce roman noir, très noir, puise sa force dans cette écriture réaliste et cette peinture sans concession d'une société américaine dépravée. La description de cette ville et des personnages est brillante, tout en finesse et en suspense.  Ellroy est un maître pour nous embarquer dans une série de fausses pistes. Le  style "Ellroy"   est vif, nerveux et efficace.

L’intrigue est admirable, bien construite. Elle nous livre une profusion de détails et de personnages secondaires. J’adore les méandres de l’écriture d’Ellroy. Comme je le disais les rebondissements nombreux et  l'auteur désigne un meurtrier ce crime qui a secoué l’Amérique ne reste pas totalement sans coupable.

J’ai rarement lu un roman qui tienne autant de rebondissement.

Le Dahlia Noir est un  roman noir, presque irréel ; fascinant, obsédant dont la noirceur et le désespoir nous saisissent à la gorge. Un classique du polar à l'américaine. 

Tout y est : Enquête policière, étude sociale, sexe...

La noirceur côtoie la  beauté.

Le Dahlia noir est une œuvre majeure.

Mise à jour septembre 2012, après avoir lu tout Ellroy :

Je viens de terminer Underworld USA et j’ai relu quelques passage du Dahlia.
J’arrive à une conclusion :
Il existe un auteur indispensable, c'est James Ellroy.

Mise à jour Mars 2015, après avoir vu l'adaptation cinéma de Brian de Palma :

Après avoir lu le livre, pas la peine de voir le film. La matière romanesque du roman d'Ellory est trop complexe. Difficile de porter à l'écran une histoire qui se déroule sur plus de dix ans, avec autant de personnages importants.  Critique complète du film.

L'Orphelinat de Juan Antonio Bayona

A l’aube de la quarantaine, Laura entreprend de restaurer l’orphelinat de son enfance, pour en faire un centre d’accueil pour handicapés. Très vite, son fils adoptif de sept ans se met à parler avec des amis invisibles. Un jour, il disparaît

Très grosse surprise pour ce film maîtrisé sur tous les points. Mélange d'angoisse, de fantastique, d'émotion et de suspens.
Derrière un esthétisme irréprochable se cache un scénario intelligent, rondement mené et sans véritable temps morts. Comment rester insensible face à une telle beauté ?

La réalisation mémorable, ultra-travaillée, aux effets de style tellement bien employé. L’orphelinat peut aussi compter sur des décors remarquables.

L'histoire est si prenante, que l'on mène notre propre enquête.  Niveau frisson on est servi (sans tombé dans l'excès), psychologique (pas trop non plus).

Bref, dans le genre film fantastique un peu flippant, c'est le film le plus abouti que j'ai vu : Sublime de bout en bout et petit bijou de poésie triste. 

Déprimant sans nul doute, mais tellement beau.

La Maison des feuilles de Mark Z. Danielewski


S'il l'on souhaite résumer ce roman, je peux simplement parler de l'histoire d'une maison hantée, une maison plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur, une maison à l'architecture intérieure mouvante, une maison que l'on peut explorer pendant des semaines jusqu'à s'y perdre à jamais.

Mais ce résumé serait trop réducteur pour rendre compte de ce qu'est réellement ce roman sans équivalent car la Maison des feuilles  de Danielewski est a classer dans la catégorie des  livres hors du commun qui mérite son statut de mythe.

Plus qu'un roman, La Maison des feuilles  est une oeuvre d'art dans sa conception, d'abord, qui n'a rien de conventionnelle.


Un livre est plein de références bibliques, philosophiques mais aussi scientifiques ou encore mythologiques.

D'une construction exemplaire, il a fallu 12 ans à l'auteur  écrire ce livre et je ne suis pas étonné. la Maison des feuilles est à la fois jeu de piste, un récit fantastique mais également une dérive personnelle.

La Maison des feuilles est un livre qui ne laisse pas indifférent et qui, au contraire, nous pousse au questionnement pendant et après lecture.
Je conseille sa lecture et surtout l'expérience qui va avec à tous ceux qui aiment les livres.