L'affaire Elina de Michel Fièvre

Le quatrième de couverture annonçait un roman susceptible d’attirer mon attention :

Tendre, original et non conventionnel, intemporel bien que très actuel, l'ouvrage met en évidence avec subtilité les problèmes de société ressentis par tout un chacun

Le pitch est simple, des meurtres sont commis au sein de la communauté scientifique, dans le milieu des laboratoires pharmaceutiques et le roman pourrait se présenter sous les atours traditionnels du polar.

Mais certains détails dans le style un peu trop appliqué, trop classique  m’ont un rebuté. J’aurais aimé un peu plus de noirceur. Et puis le narrateur est acteur, c’est-à-dire que l’on suit l’auteur en train d'écrire l'histoire qui se déroule, comme si l’écrivain pouvait agir directement sur les événements :

«Voyez ça avec l'auteur de ce bouquin. Moi, je ne fais que parler par sa plume.»

Certains lecteurs peuvent aimer, moi je déteste ce genre d’intrusion.

Finalement, je n’ai pas terminé ce livre. L’entré en scène de moustiques tueurs télécommandé via GPS m’a coupé l’envie, trop déçu de ne pas avoir vu les « les problèmes de société ressentis par tout un chacun » présenté en quatrième de couverture.


Soirée Ciné catastrophique....


Deux films français hier soir,« Tu veux ou tu veux pas » de Tonie Marshall avec Sophie Marceau, Patrick Bruel.

Que dire sur cette comédie française ? Complètement raté, peu crédible, mal joué et mauvais dialogue. Sophie Marceau est fausse, tout dans l'excès. Elle incarne une femme addicte au sexe qui rencontre un ex sex-addict ,Patrick Bruel. Encore un film sur l’addiction au sexe ? Je viens de revoir le sublime Shame sur ce thème mais avec « Tu veux ou tu veux pas », la réalisatrice survole son sujet, en  restant hyper soft et ne dépassant jamais la bienséance.

Je me souviens encore du  tapage médiatique autour de ce film qui aurait pu être une comédie romantique pleine d'humour mais qui se trouve tout juste du niveau d'un téléfilm de la TF1. Et encore, j’ai déjà passé des moments plus agréables en regardant certains téléfilms Allemands qui passent l’après-midi sur M6.

Je cherche encore les rires et les émotions fortes dans cette coquille vide. Lourdingue 

Pour me remettre de cette catastrophe, j’enchaine avec « Jamais le premier soir » avec Alexandra Lamy et  Mélanie Doutey, une comédie qui joue sur les clichés et elle aurait pu être beaucoup plus subtile.

Film pour se détendre, à regarder une fois mais sans plus.  Le tout est mou du genou  et  traîne un peu en longueur. Quelques gags et blagues sympa mais malheureusement cela ne rattrapent pas la platitude générale du film.

Une comédie assez décevante, qui reste toutefois passable.

Le livre des alcools de la Série Noire



Ecrit par Patrick Raynal et Arlette Lauterbach,le livre des alcools de la Série Noire est un livre assez inutile (quoi que ludique ) mais que tout fan de la Série noire se doit d'avoir dans sa collection.

De  Chandler à  Lawrence Block ce ne sont pas les auteurs de polars qui manquent à avoir vanté les mérites des alcools car, oui, ça picole dans les romans de la  Série Noire. Cela a donné  l'idée à Raynal, spécialiste de la littérature américaine et du polar, de rassembler et  d'inventer, 302 recettes  alcoolisées.
Vous voulez vous enfiler un whisky sour comme dans Adieu ma jolie ou un bacardi dans le Grand Sommeil de Chandler ou une Dame du lac comme dans... La Dame du lac également de Chandler ?  Chaque extrait de roman s'accompagne d'un petit commentaire  consacré à l'alcool évoqué par l'auteur  et de la recette pour décliner qui va avec.

Et comme le dit si bien Jean-Bernard Pouy :  "Manger trop, fumer beaucoup, baiser et boire beaucoup, quand le polar est passé à la télé, tout a disparu."

Melun

Petit hors-sujet ce soir avec cette photo prise il y a quelques semaine à Melun.
Une belle photo noir et blanc bien loin des clichés plein de couleur que j'ai prises aux Etats-Unis en 1998. Pourtant je trouve quelque chose de particulier de cette image, de paysage urbain relativement ingrat.  L'impression d'être le témoin d'une banlieue parisienne pleine de misère et de désolation.

Je l'ai prise dans quartier de Plein Ciel. Entre Melun et « la pénétrante », périphérique de l'agglomération. Le quartier est symbolisé par cette tour d'habitation de 19 étages,

Cette imposante tour appelée que l'on appela un temps le Tripode fut construite dans les années 1960. Le chantier fut arrêté très vite car la ville souhaitait que l'architecte,Édouard Albert,  retravaille l'esthétique de la tour proposée au dépôt du permis de construire.
La tour sera achevée bien plus tard en 1968.

Pour tout habitant de la région, la tour est un élément majeur de l'architecture et de l'image de l'agglomération Melunais.






Shame de Steve McQueen



Shame est  un grand film et ce que j'avais dit à l'époque est toujours d'actualité.Ce n'est pas le cas pour tous les films que je revois.

Je l'ai regardé une quatrième fois hier soir et je suis toujours émerveillé par la maîtrise tous les éléments du filmage par le réalisateur.

La  photographie est superbe. La musique exceptionnelle.

L'enjeu dramatique du long métrage est  filmé avec  conviction et  intensité. L'ambiguïté omniprésente associé à cette atmosphère oppressante  fait résonner douleur et humanité.

Un film poignant sur la vie d'un homme rongé par la mal.

Pour mon point de vue complet sur ce chef-d'oeuvre, c'est par là : Critique de Shame de Steve McQueen.

10 ans de lecture

L'intégrale de Stephen King, 350 série noire. Des découvertes qui maintenant sont des copains :  Paul Colize, Maxime Gillio, Elisa Vix,Hervé Sard, Pénélope Labruyère La Madolière, les éditions krakoen, Franck Thilliez, du Polars En Nord, du policier, du roman noir, du thriller, du Gallimard, du Folio Policier ou pas ect....

Et surtout pleins de coup de cœurs et d'excellents moments !

Au final, plusieurs centaines de chroniques sur ce site. Retrouvez les sur ma page Fiches de lecture.





Rock la fureur de mourir, Jordi Sierra I Fabra et Jordi Bianciotto

Cette semaine, j’ai lu Rock la fureur de mourir, un livre pas tout jeune (plus de 15 ans) mais sur un sujet toujours passionnant.

Plus qu’une compilation des grands noms tragiques du rock, ce livre est un hommage à tous les rockers disparus qui ont marqué l'histoire par leurs vies courtes mais intenses.  Le « côté obscure »du rock a souvent attisé la curiosité du public et des médias.

Plus de 60 ans après le début de son existence, le rock est encore souvent synonyme de convulsion existentielle.  L’auteur remonté aux sources du rock, et s'appuie sur une documentation rigoureuse. Il suggère un fil conducteur qui met en relation le monde flamboyant du show business et la vie " côté sauvage " des figures emblématiques telles Janis Joplin, Kurt Cobain, Sid Vicious  ou Elvis Presley.

A note que, pour une fois, ce bouquin dévoile également le parcours de quelques personnages moins connus mais dont le destin fatal a façonné le monde du rock. Des noms que je n'avais jamais entendu mais qui ont des histoires et des vies hallucinantes !

Bref, une lecture captivante. Je ne lis que des livres captivants.