Delirium tremens de Ken Bruen

J’adore  Ken Bruen.

Pour moi c’est LE maître Irlandais du roman noir

Tous ses romains sont des vrais « pépites » du roman noir et Delirium Tremens ne déroge pas à la règle.
Magistral.
Percutant.

Ken Bruen nous livre un roman noir de pur pessimisme et de noirceur tout en restant un délice par son style. Ken Bruen sait construire un univers dans lequel on plonge tête la première et à chacun de ses romans je retrouve le noir que j’aime, celui de Robin Cook ou Jim Thompson.

La traduction de Jean Esch est comme toujours excellente.

Si vous ne connaissez pas encore Ken Bruen, je me demande encore ce que vous attendez pour vous y mettre .


Le pitch :

Jack Taylor vient de se faire virer de la la police irlandaise et devient détective privé. Une femme lui demande de prouver que sa fille a été assassinée et non suicidée.

On ne peut pas faire plus simple.



Les gardiens de l'ordre de Nicolas Boukhrief

Hier soir il n’y avait pas grand-chose à la télé (comme d’habitude me direz-vous) et je suis laissé tenter par Les gardiens de l'ordre de Nicolas Boukhrief .

Je pensais ne pas avoir déjà vu ce film mais en fait si.

De mémoire les critiques n’étaient pas exceptionnelles mais j’ai tout de même passé un bon moment en compagnie de Cécile de France (le contraire serait étonnant) et de Fred Testot.

Le pitch est classique. Lors d'une ronde de nuit qui tourne mal, Simon et Julie, deux flics de quartier, blessent le fils d’un député qui a abattu sans raison un de leurs coéquipiers. Accusés à tort de bavure et lâchés par leur hiérarchie, ils décident de prouver leur innocence en enquêtant sur la drogue responsable du coup de folie de leur agresseur.

Pour moi ce film est un très polar. Le charme de Cécile de France explose et Fred Testo est impeccable. Certes cela peut paraître un peu irréel que des vulgaires gardiens de la paix deviennent soudainement des supers infiltrés dans un réseau de drogue parisien mais le duo de Cécile de France/ Fred Testo marche à merveille. La musique et l'ambiance sont très réussies. 

Tout ça au service d’un scénario sombre redoutable en rebondissements et en suspens. Captivant jusqu'à la dernière minute.

Alors oui, c’est un grand plaisir à voir et, dans mon cas, à revoir !



Des mules et des hommes de HARRY CREWS


Une écriture puissante, remarquablement traduite, à lire et à relire.

Pour ce douloureux flash-back sur les six premières années de sa vie, Crews ne s'épargne rien. Dès les premières pages, où il convoque tous ses talents de conteur pour évoquer la manière dont son père a chopé la chtouille avec une Indienne dans les marais de Floride, il fait remonter les souvenirs de la manière la plus crue. Il se fait fort d'écrire sans esquive, comme un boxeur qui monterait sur le ring sans protection, escamote «le pratique et confortable déguisement de la fiction». «Il faudrait faire ça à poil, prévient-il d'entrée. Sans la distance de la troisième personne du singulier. Seul l'usage du je, ce mot ravissant et terrifiant à la fois, me ferait parvenir là où j'avais besoin d'aller.» Il y a cependant dans ses souvenirs et dans la manière dont il les accommode toute la matière pittoresque d'un formidable roman. Des personnages très familiers qui se regardent boire debout devant la glace et se régalent de castagnes. Des métayers usés par la misère qui cherchent des histoires à tout bout de champ. D'autres qui en racontent. Contes à dormir debout, à faire se dresser le poil. «C'étaient toujours les femmes qui me foutaient la trouille. Hommes et femmes racontaient des histoires pleines de violence, de maladie et de mort. Avec les femmes les histoires n'étaient jamais allégées d'un peu d'humour, mais au contraire remplies de visions d'apocalypse"»

Le môme Crews est ainsi victime du caquetage d'une vieille tante qui lui explique comment les oiseaux envoyés de l'enfer prennent possession des hommes en crachant comme des serpents. «Le glaviot de l'oiseau, il se mélange avec ta salive, si bien que ta salive c'est la sienne et toi t'es lui», dit la femme à l'enfant. Avant d'ajouter: «Je crois bien qu'un oiseau t'a... craché dans le bec, mon p'tit.» Le gamin tourmenté est aussi la proie de crises de somnambulisme qui le jettent hagard dans les champs de coton et dont il se réveille glacé, les lèvres en sang, «coupable de quelque chose que ni Dieu ni l'homme ne peuvent pardonner». Il n'est pas épargné par la maladie. Elle lui paralyse les jambes, fait de lui la curiosité du patelin et l'expédie un temps du côté des «anormaux». Dans ce cauchemar au quotidien, il glisse quelques mauvais rêves. Régulièrement, il se voit provoquer l'accident d'un car de ramassage scolaire: «Des enfants disloqués qui pendent par les vitres ouvertes (...), qui dégoulinent d'essence à cause du réservoir crevé et qui sont en train de frire sans aucun bruit. Je peux les sentir cramer. Je suis terrifié à l'idée des conséquences, mais je suis quand même content de l'avoir fait.»

C'est pendant ces années où la vie lui fait violence que Harry Crews se projette dans la peau de l'écrivain à cran qui invitera dans ses romans tous les freaks, déjantés et rebuts de la société. Il met son imagination en branle en feuilletant les pages d'un catalogue de vente par correspondance. Les mannequins arborent une santé magnifique, il ne se fie pas à leur mine et n'en démordra jamais: «Je savais que sous les habits fantaisie, fallait bien qu'il y ait des cicatrices, fallait bien qu'il y ait des bosses et des furoncles d'une manière ou d'une autre parce qu'il n'y avait pas moyen de vivre autrement en ce monde.»


Ce livre est le récit inoubliable des premières années d'Harry Crews. Il naît en pleine Grande Dépression, dans une misérable baraque de paysan au sud de la Géorgie. Mais si Bacon County est une région au sol aride et aux vendettas sanglantes, c'est aussi un lieu magique où les serpents parlent, où les oiseaux peuvent s'emparer de l'âme d'un enfant, où les prédicateurs et les sorcières gardent fantômes et démons à portée de main. C'est surtout une terre d'hommes et de femmes pour qui la solidarité n'est pas un vain mot et le respect du soleil et de la pluie l'essence même de l'existence. À la fois choquant, attendrissant et drôle, " Des mules et des hommes " raconte les débuts d'un écrivain dans un monde où " survivre est suffisant comme triomphe ".

Edge of tomorrow.

Je viens de regarder Edge of tomorrow. 

Une merveille de science fiction.

C'est simple, si vous aimez la SF, l'action, les anomalies temporelles et le film Matrix, vous allez adorer Edge of tomorrow. 

Scénario, graphismes et mise en scène irréprochables. Le tout très bien filmé avec des plans très complets.

Bref, de l'action intelligente comme j'aime avec un scénario poussé a la perfection et des acteurs qui sont dans leur rôle a fond. Parfois très drôle.

Je recommande !

Est-ce que ce bruit dans ma tête te dérange ?, par Steven Tyler

Arrivé dans ma P.A.L récemment et directement mon livre de chevet. "Est-ce que ce bruit dans ma tête te dérange ? "

Une biographie dans la lignée de celles des Motley Crue, Lemmy et autres Ozzy Osbourne, pleine d'anecdotes croustillantes, révélées avec humour et honnêteté par une legende du Hard rock!



L'hexamètre de Quintilien, d'Elisa Vix

J’avoue ne pas avoir lu d’Elisa Vix depuis un petit moment et ce fut un immense plaisir de lire son dernier petit roman (200 pages), L'hexamètre de Quintilien .

Difficile de définir un genre précis pour le roman si l’on souhaite le « ranger » dans une catégorie :

Polar ? Policier ? Roman noir ?

Une chose est sûre, c’est bien écrit. 

L'hexamètre de Quintilien  est "page-turner" diablement efficace (je l’ai lu en 2 heures). Une fois entre nos mains, difficile de le reposer. 

Tous les ingrédients pour passer un bon moment sont réunn. L’humour est présent. Les personnages attachants. Une intrigue bien ficelée.


Au final,  un roman très fort en émotion avec un final qui vous laissera sans voix .

P.A.L de septembre

Quelques nouveaux arrivants dans ma P.A.L de septembre.

"La louve de Subure" de l'excellent Laurent Guillaume, "Rock & Cinéma" de Thomas Sotinel et "Dans les roues de Jack Kerouac", livre hommage aux héros de la beat generation.