Juillet 2014 : Lecture pour l'été

Quatre livres dans mes valises pour ce mois de juillet.

3 Policiers/thrillers/romans noirs et un Prix Renaudot.

The Town/Le Prince des braqueurs de CHUCK HOGAN. Je connais le film, sans l'avoir vu et Stephen King annonce une intrigue riche qui entremêle amitié, amour naissant et suspense haletant. Je pense que c'est un bon bouquin.

The Town se passe à Boston et j'y reste avec mon deuxième libre de vacances, Un dernier verre avant la guerre, de Dennis Lehane.
On ne présente plus Lehane. Un dernier verre avant la guerre est son premier roman et l'action se situe également à Boston.
Il me semble que Lehane a reçu un prix (genre premier roamn) à l'époque et lancer sa carrière avec ce livre.

Mon troisième Policiers sera, Au coeur de la mort, de Lawrence Block que l'on ne présent plus également. J'adore Lawrence Block et je ne suis jamais déçu. Du roman policier dans les années 70, tous les ingrédients du roman noir : putes, paumés, flics et politiciens corrompus.

Et puis Naissance,  folie personnelle de Yann Moix.
Pavé de plus de 1000 pages dans lequel l’auteur se lance avec tumulte à la recherche d’une filiation pour donner un sens à sa venue au monde.
J’espère passer un bon moment..


22/11/63 de Stephen King


Je viens de passer une semaine formidable en compagnie du grand Stephen King, toujours capable de me toucher par les émotions de ses personnages (comme il avait su le faire dans Le Talisman des territoires, sans doute mon préféré)

Au fil de ces 1000 pages, il nous plonge dans un de ses romans les plus ambitieux, mêlant réalité et fiction, enquête policière, reconstitution historique et histoire d'amour.

Au final, un excellent livre me prouvant une nouvelle fois de plus que Stephen King reste, pour moi, le plus grand des auteurs contemporains 

Le monde de Raymond Carver.


Bientôt les vacances et les longues heures au bord de la piscine/plage alors on commence à monter la pile de livre. 
On va commencer par "Le monde de Raymond Carver."

La Nuit tombe - Tirez sur le pianiste ! - Cauchemar de David Goodis


Excellent narrateur et  écrivain hors pair pour narrer une intrigue David Goodis est un des pionniers du roman noir des années 40 et une des valeurs sures de la Série Noire  ou autres  Rivages/Noir.

Cette semaine j'ai lu un recueil, publié  dans la "Collection Bibliothèque Noire" de Gallimard en 1988. Au menu, 3 roman noir de Goodis : La Nuit tombe - Tirez sur le pianiste ! - Cauchemar

Commençons par la "La nuit tombe". On va faire simple, cette histoire est remarquable.

Ecrit en 1947, on ne sent pas trop le poids des ans et les évolutions de la technologie car l'écriture et l'ambiance sont là.
J'adore la façon dont Goodis traite son  personnage, désabusé et désespéré. Le texte est fluide et bien foutu. Goodis aime écrire sur son époque et les vices de l’humain.

La nuit tombe est un excellent roman noir qui m'a tnu en haleine jusqu'à la dernière ligne.

"Tirez sur le pianiste" encore un roman culte que l'on ne présente plus.
Une histoire  sombre et désespérée avec des personnages sont au bout du rouleau.
Sans aucun doute un chef d'oeuvre du genre.

Enfin, "Cauchemar",  premier roman de David Goodis traduit en français.
La traque d'un homme accusé de meurtre à tord. Comme j'ai pu le découvrir à la lecture des deux premiers roman de ce recueil,Goodis aime mettre ne scène des hommes anodin, tranquille pour qui la vie bascule dans un cauchemar.

Il a cette façon de "balancer" des gens normaux au milieu des emmerdes et de "regarder" comment ils s'en sortent.

Une écriture sobre. Une intrigue angoissante comme il faut et une fin  ambigüe à souhait.
"Cauchemar" est encore un excellent roman où s’exprime tout tout l'art du suspense et de l’angoisse de Goodis

Quand on à découvert l'univers de Goodis on à qu'une envie , y retourner .

Duma key de Stephen King


"Une île de Floride à la troublante beauté, hantée par des forces mystérieuses. Elles ont pu faire d'Edgar Freemantle un artiste célèbre, mais s'il ne les anéantit pas très vite, ce sont elles qui auront sa peau !"


Une fois de plus King nous délivre un grand roman.

J'ai lu sur le net que ce roman de King est un livre capricieux qu'il faut le dompter tellement il est dur à apprivoiser mais que des que ce fait celui-ci livre ses secrets et  captive avec force. Oui, le début est lent à se mettre en place mais il faut bien planter le décor et tous les éléments se mettent en place quand il y a besoin.

La grande force de Stephen King, et c'est pour ça que je l'adore ( c'est pour ça que j'ai lu tous ses livres en français, sans exception) est qu'il sait y faire pour que l'on s'attache aux personnages : on rit, on pleure, on ressent, on respire avec eux.

On y retrouve  ses références habituelles et  ses clés de lecture.


Un pur moment de bonheur littéraire...


"Mettez un trouduc dans un avion à Boston, c'est un trouduc qui en descendra à San Fancisco."

Paul Colize - Le baiser de l'ombre


Qu'est ce qui fait un bon Paul Colize ? Une intrigue palpitante, un récit documenté, de l'humour noir et cynique et surtout un style unique si fluide.

Séduit de la première à la dernière ligne, ce Baiser de l'ombre ne déroge pas à la règle et le belge, Paul Colize nous livre une excellent polar.

Ecrit à la première personne, un exercice de style loin d’être facile, le style est concis. Les phrases sont courtes et sonnent toujours juste. La lecture est plus qu’agréable et on ne s’ennuie pas une seule seconde, allant de rebondissement en rebondissement.

Je connais Paul depuis maintenant quelques années,  je sais qu'il aura un jour le succès qu'il mérite et qu'il finira par publier dans la Série Noire ou un autre prestigieuse collection.

La quatrième de couverture, afin de vous donner envie de le lire :

"Les rousses, c’est mon péché mignon.
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas.
Si j’en compte déjà une belle brochette dans mon palmarès, Ava, la dernière en date, occupe sans conteste le haut du classement.
En ce qui concerne le meurtre de son père, autant le dire tout de suite, je n’ai rien à voir là-dedans. Pas plus que dans le vol de cette toile apparemment sans valeur. Ces choses-là arrivent.
C’est dommage.
Bien sûr, je n’aurais pas dû subtiliser ce message qui proposait de chercher l’erreur. Il ne m’était pas destiné. Pas plus que je n’aurais dû me foutre de la gueule des flics qui s’empêtraient dans cette enquête.
C’est vrai.
Que voulez-vous, j’ai toujours aimé mettre mon nez dans les affaires des autres.
Il y a des choses qui ne s’expliquent pas."