Rafael, derniers jours de Gregory Mcdonald

Attention, découverte littéraire majeure !

Rafael, derniers jours raconte les  derniers jours de la vie d'un  homme, illettré, alcoolique, père de trois enfants, sans travail ni avenir, qui accepte d'être la vedette  d'un Snuff movie contre 30000 $. Je ne sais pas si ce phénomène des Snuff movies existe vraiment. J'ose espérer que non. Ce qui est certain en revanche, c'est que la cruauté humaine n'a pas de limites.

Chaque page de ce court roman d'une rare noirceur respirent la peine et suinte la rage. Malgré la brièveté de l'histoire, j'ai été happé par la violence du texte, par la misère sociale qui s'en dégage. 

Chronique de la déchéance humaine et jusqu'où elle peut mener, ce livre baigne d
ans une tristesse infinie mais, c'est aussi le paradoxe de ce roman, est surtout poétique avec ce qu'il faut de  moments de grâce. 

Sans concessions, Gregory Mc Donald dresse un portrait au vitriol de notre monde moderne et lâche un cri contre l'inhumanité de notre société. C'est même carrément un hurlement qui transperce le cœur.


Il n'existe pas de lecture plus déchirante et désespérante.  J'ai retrouvé ici, les sentiments que j'avais éprouvé à la lecture de Quelque chose de pourri au royaume d'Angleterre de Robin Cook car la aussi il est difficile de sortir indemne de ce roman. Comme dans le roman de Cook, Gregory Mcdonald, nous plonge dans un univers où il ne semble vraiment y avoir aucune issue. Le genre de bouquin qui nous pousse constamment à la réflexion.


Une sacrée claque ce roman, et les claques ça fait mal. Rafael, derniers jours est  un grand livre,sombre et bouleversant, que tous les lecteurs "adulte" devraient avoir le courage de lire.


Dédicace du grand James Ellroy !



 Allez... Une petite dédicace de James Ellroy. ça c'est fait !

Maxime Gillio - Les disparus de l'A16



Imaginez un mix entre San Antonio, Tarantino et Les Nuls, vous obtiendrez un concentré de pur délire allant jusqu'aux confins de la dérision, sans jamais franchir les limites du bon goût. Le pitch : Virginia Valmain, détective privée sexy enquête sur la disparitions de 3 inconnus sur Saint-Folquin. A lire d'urgence !!

L’usine à lapins de Larry Brown



Je ne pouvais qu'aimer cette fresque qui rappelle le remarquable Magnolia de Paul Thomas Anderson. Reflet de cette société américaine, Larry Brown nous livre une galerie de portraits de personnages insolites, de paumés meurtris par la vie et par la société américaine. 


Larry Brown donne corps à tout ce petit monde qui survit au gré de leurs émotions.  Leur destins, parfois tragiques s’entrecroisent dans ce roman noir.
Sublime.

Porté par un ton inoubliable, on entre à fond la caisse dans cet univers dense et sinueux, imaginé par l'auteur. On se retrouve au milieu des bars louches, avec leurs paumés et leurs putes. Au milieu des ces gens qui vivent dans l'ombre des lumières projetées par le rêve américain.

Un Larry Brown au sommet de son art pour son ultime roman.

"L’Usine à lapins" est un véritable bijou à lire très vite.