Spasmo de Umberto Lenzi


Je ne serais trop expliquer comment j’en suis arrivé à voir ce film mais il est vrai que le hasard fait bien les choses. En effet, ce SPASMO m’a fait découvrir un genre cinématographique que je ne connaissais pas, le Giallo.

Parlons d’abord du film.  

Le démarrage est classique. Christian (Robert Hoffmann, un inconnu pour moi mais une belle gueule de jeun premier) tombe amoureux d'une mystérieuse jeune femme (Suzy Kendall, sublime). Quand un homme fait irruption dans leur chambre d'hôtel et que Christian le tue accidentellement, les choses deviennent de plus en plus irrationnelles...

Au final, un très bon drame policier de série B au filmage assez particulier de Umberto Lenzi  et un découpage scénariste tout aussi curieux, si bien que je peux me demander s'il un scenario a  été écrit lorsque le film a été tourné( la fiche wikipedia parle de 5 scénariste.. sic ).

Car l’intrigue est complexe à suivre et un peu incohérente à certains moments.

Mais pourquoi se préoccuper du sens, alors qu'on peut se satisfaire de son absence ?

Mais le tout tient en haleine avec son cortège d'interrogations, et un twist final surprenant.





Maintenant parlons un peu de Giallo. 

Le giallo est un genre de série B, italien, à la frontière du cinéma policier (poliziottesco), du cinéma d'horreur et de l'érotisme, qui a connu son heure de gloire dans les années 1960 à 1980. Le genre connaissant  son apogé dans les années 1970 et les réalisateurs phares de ce style  sont  Dario Argento et Mario Bava.



Les giallo  caractérisés par de grandes scènes de meurtres excessivement sanglantes, un jeu de caméra stylisé (tout s’explique alors !) à base d’éclairages tranchés,  de mouvements de caméra et les angles de prise de vue élaboré (gros zoom, travelling tout chelou).

On trouve aussi une musique inhabituelle (j’ai oublié de la musique de SPASMO signé  Ennio Morricone qui colle bien à l’ambiance).

Belle découverte et de belles et nombreuses soirées ciné en perspective !