Night Call de Dan Gilroy


Derrière un scénario  plutôt bien ficelé, malgré quelques longueurs venant  ternir le tableau et même si cette critique de notre société des médias est quelque peu grossière, Night Call reste une plongée sans concession dans un univers où l'audimat est roi et justifiant tout les excès.

L'idée est bonne, les dialogues tombent à pic et Jake Gyllenhaal, en personnage cynique, manipulateur et psychopathe, est remarquable mais j'ai trouvé que le tout manquae de rebondissements et d'intensité pour me convaincre à 100%.

Le film est stylé, bien réalisé, bien joué, assez subversif dans son propos mais un poil trop sage dans son traitement. A noter que le chef opérateur,  Robert Elswit, est connu pour avoir tourné la plupart des films de Paul Thomas Anderson et cela se voit dans le traitement de l'image mais  il manque une bande-son digne de ce nom pour nous accompagner dans ce Los Angeles "by night"


Bref, j'ai passé un très bon moment devant ce film proposant un final cruel mais cohérent mais trop de choses sont bancales pour passer un moment inoubliable.